« À nos corps défendus »  2017-2020

Plastique thermoformé translucide, 5 mappings rétroprojetés de 33 extraits vidéos en boucles

de 10 mn, son, 2 vidéoprojecteurs, 4 casques audio, programmation

100 x 170 x 190 cm

Théâtre des Carmes, Avignon, mars 2020

Au cours de la partie images des entretiens (qui ont été recueilli durant trois ans auprès d'une trentaine de personnes), j'ai filmé les témoins en macro selon un protocole identique. J'ai parcouru des corps tels des territoires pour livrer une partie d'intimité, de singularité, d'universalité et d'inconnu des parties d'eux-mêmes que les gens acceptaient de montrer, dévoiler, défendre. Les extraits de corps filmés oscillent entre reconnaissables et abstraits. Le mode de prise de vue en macro rend le corps parcellaire et cette vision conduit à une perte de repère quant à ce qui est connu.

Les images de l'installation jouent avec les codes visuels artistique, documentaire et scientifique. C'est une plongée dans une exploration du corps au plus près des pores, des poils, des plis... Il y est question aussi de superficialité et de ce qui nous constitue intrinsèquement, de micro- et macrocosme, d'organique et de cosmique.

L'intention de prise de vue et de diffusion est au plus près de l'intimité des personnes tout en nous associant à une part d'indicible.

L'installation vidéo « À nos corps défendus » se présente sous la forme d'une sculpture translucide de l'intérieur de laquelle sont projetées plusieurs vidéos. Il y a une interdépendance de la forme sculpturale et des images car les vidéos s'adaptent par le mapping aux formes organiques et la matière du volume les incarne de manière tactile, épidermique. Le plastique thermoformable a permis un travail sculptural autour des équilibres, un rapport physique à la matière et un questionnement sur la modularité.

© 2017 Karine Debouzie

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